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2016-09-29 | Readers 386 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Le martyr ‘Alî d'al-Ghouta


Le martyr ‘Alî d'al-Ghouta

« Quand nous pûmes enfin atteindre al-Ghouta dans la banlieue Est de Damas, une odeur d’ambre attira notre regard vers un petit monticule de terre. Nous nous approchâmes de l’endroit pour découvrir le secret de cette senteur quand nous fûmes saisis d’horreur par ce que nous vîmes : un pied dépassant de ce monticule de terre. Nous nous précipitâmes qui avec nos mains, qui avec ce qu’ils trouvèrent de pièces métalliques sur place pour déplacer la terre : quatre corps intacts étendus à même le sol, sans tête..

Ils reconnurent le corps de leurs compagnons disparus depuis environ un mois et demi.. ‘Alî, Haïdar, Mohammed, Hussein.. tombés en martyrs. Dans leur précipitation, les « takfiris » avaient recouvert les corps d’un peu de terre avec un bulldozer, avant de quitter les lieux.. »

 « Assise dans son salon, elle regarde la photo de son fils.. On venait de lui annoncer son martyre après plus d’un mois et demi d’absence et de silence.. Et son regard la ramena  quelques mois plus tôt. Son fils l’avait emmenée visiter un de ses proches compagnons, blessé au combat, mais à condition qu’elle ne pleurât pas en le voyant. Mais quelle mère peut retenir ses larmes à la vue d’un jeune homme blessé qui pourrait être son fils ! Son fils l’avait alors grondée : « Tu m’avais promis de ne pas pleurer, d’être « Zeynabiyyah » ! »

Elle sourit en se rappelant cette phrase : « Sayyida Zeinab a offert ses enfants pour défendre son frère l’Imam al-Hussein(p). Elle n’avait qu’un seul souci, celui de sauver l’Imam al-Hussein(p) et rien n’était trop pour elle(p) ! » Des larmes coulaient sur ses joues. Elle se ressaisit et se dit, comme pour se persuader : « Elle aussi avait offert son fils à l’Imam al-Hussein(p), comme sayyida Zeinab(p) ! »

Ce fut alors comme si son cœur s’était refroidi, comme si sayyida Zeinab(p) l’aidait à porter le lourd fardeau et à le présenter à Dieu : « Mon Dieu accepte de moi cette offrande ! »

Ils étaient tous rassemblés devant la maison, en attendant l’arrivée du corps du martyr pour l’enterrer. A l’intérieur, les femmes étrangement calmes. Quand arriva un sayyed au turban noir qui se mit à pleurer. Tout le monde le regarda d’un air interrogatif : pourquoi ces larmes pour un martyr alors que la mère, assise dans une pièce à côté, avait comme un sourire aux lèvres, les yeux lumineux.. Il s’assit et se mit à raconter son histoire. En voyant la photo du martyr, il n’avait pu s’empêcher de verser des larmes. Au moment de ‘Ashûrâ’, il s’était rendu en ziyârat à Karbalâ’. Dans le sanctuaire de l’Imam al-Hussein(p), il fut pris dans une bousculade et se trouva face à la tombe de l’Imam al-Hussein(p), à côté d’un jeune homme qui se présenta à lui : « Je suis ‘Alî fils d’un tel, de tel village, dans le sud du Liban », non loin du sien. Il l’avait alors salué, serré la main puis avait continué sa visite (ziyârat).

Un jour qu’il passait par le village de ce jeune-homme, il demanda après lui. On lui dit qu’il n’était pas là. Quand il expliqua aux villageois qu’il aurait aimé le revoir après l’avoir rencontré à Karbalâ’ le jour de ‘Ashûrâ’, on lui répliqua qu’il n’avait pas quitté le village pendant tout le temps de ‘Ashûrâ’.. Et voilà qu’il voyait sa photo collée aux murs du village, à l’entrée de sa maison.. C’était bien lui qui s’était présenté à lui à Karbalâ’.. Alors l’émotion prit le-dessus. Non pas qu’il fut surpris.. car il ne doutait pas des bénédictions (karâmât) d’Ahle al-Beit(p). Les gens d’Ahle al-Beit(p) sont vivants et sont « pourvus ».

www.lumieres-spirituelles.net  No81 - Moharram-Safar 1438 -  Octobre-Novembre  2016  


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