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2017-01-27 | Readers 254 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Ellen White (1827-1915)


Ellen White 

(1827-1915)

Ellen White, prophétisée par ses adeptes, diabolisée par d’autres, joua un rôle déterminant, dans la repopularisation du mouvement  millérite(1) avec la fondation (avec son mari James White  et Joseph Bates) de  « l’Eglise adventiste du septième jour »

Ellen Gould White naquit le 26 novembre1827 à Portland dans le Maine aux Etats Unis dans une modeste famille méthodiste pieuse. Elle reçut, à l’âge de 9 ans, une pierre au visage qui lui cassa le nez, lancée par une camarade de classe qui ne supportait pas ses accès de colère. Elle resta dans le coma pendant trois semaines. Atteinte de faiblesse chronique, elle ne put pas poursuivre une scolarité normale.

En mars 1840, le prédicateur baptiste William Miller(1) annonça, lors d’une de ses réunions, le retour du Christ pour l’année 1843-1844. Cette affirmation suscita une crainte terrible dans l’esprit d’Ellen qui demanda à être baptisée. Le non-retour du Christ à la date prévue la désespéra. C’est durant cette même année, qu’Ellen, alors une jeune fille de 17 ans, émotive, peu instruite, influençable et de santé fragile, prétendit avoir eu une vision : « Des « millérites » marchant sur un sentier étroit, se dirigeant vers la cité céleste, la Nouvelle Jérusalem. Une lumière éclairait le chemin. Ceux qui la rejetaient tombaient en contrebas dans les ténèbres. Un guide céleste appelait la lumière « le cri de minuit » (terme employé par les « millérites »). La vision montra le retour du Christ. Ceux qui acceptèrent la lumière, regardèrent Jésus et parvinrent à la cité céleste, beauté du paradis et joie des rachetés. »

Puis elle prétendit avoir d’autres visions, convaincant un entourage naïf et ignorant, sensible aux mouvements adventistes, à la recherche d’émotions plus que de science.

En fait, ses visions reprenaient les instructions, les prévisions, ou les conseils en théologie qu’elle venait d’avoir entendus, d’individus ou de dirigeants adventistes. Ces derniers les appelaient « témoignages » venus du ciel pour développer leur église adventiste alors naissante.

Ainsi, durant les années 1849-1855, ses visions furent diffusées dans le Connecticut et l'État de New York dans des publications adventistes, comme si ses visions avaient plus de poids que les Evangiles, ayant des effets rapides sur les âmes faibles.

En 1860-1863, les adventistes fondèrent l'Eglise adventiste du septième jour (1). Le mot « adventiste » venait du latin adventus qui signifie « arrivée », « venue », « avènement », en référence au retour du Christ annoncé dans la Bible et « septième jour » désigne le sabbat (samedi), le septième jour de la semaine, considéré par les adventistes comme le jour biblique du repos et de l'adoration (au lieu du dimanche). Ils établirent une première institution médicale (l'Institut de la Réforme sanitaire, septembre 1866) et un premier collège (de Battle Creek en juin 1872, à l'origine de l'université Andrews).

Ellen White prétendait ne se référer qu’à la Bible en tant que parole divine : « La Bible, et la Bible seule, est notre règle de foi. »

Cependant,elle affirmait que : « La Bible a été écrite par des hommes inspirés, mais elle ne représente pas la manière dont Dieu lui-même exprime sa pensée. Celle-ci est écrite de façon humaine. Dieu n'en a pas été l'écrivain.» (…) « Hommes de Dieu, les auteurs bibliques étaient des hommes d'écriture, non la plume même de Dieu. Ce ne sont pas les mots de la Bible qui sont inspirés ; ce sont les hommes qui l'ont été. L'inspiration agit non pas sur les mots ou les expressions, mais sur l'auteur lui-même. » (Manuscrit 24, 1886) Et ainsi, elle justifiait ses propres visions, ses paroles devant être considérées comme prophétiques, prises à la lettre et appliquées au même titre que la Bible. Elle donnait ainsi l’illusion au croyant naïf d’une expérience directe, mystique avec Dieu, avec la véritable parole de Dieu et sa générosité.

Il lui fut cependant reproché d’avoir voulu se faire passer pour une prophétesse et d’avoir privilégié la loi et le culte juifs.

(1)cf La revue Lumières Spirituelles N°34 de Janvier-Février 2012

(2)Elle compte plus de 16,8 millions de membres à l’heure actuelle, c'est la douzième plus grande organisation religieuse dans le monde et la sixième du point de vue de l'expansion internationale. D’aucuns, dans le milieu protestant, considèrent l’adventisme comme une secte.

www.lumieres-spirituelles.net  No83 - Jumâdî 'I & II 1438 Février-Mars  2017 


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