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2023-09-14 | Readers 729 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Des versets d’al-Kursî, le verset 256/II (9)


Des versets d’al-Kursî, le verset  256/II   (9)

بسم الله الرحمن الرحيم،

Bi-smi-llâhi ar-Rahmâni ar-Rahîmi,

Par le [ou Grâce au] Nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

لَا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ

Lâ ikrâha fî-d-dîni,

Pas de contrainte dans la Religion

قَدْ تَبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ

qad tabayyana ar-rushdu mina-l-ghayyi

la rectitude est apparue clairement se distinguant du fourvoiement.

فَمَنْ يَكْفُرْ بِالطَّاغُوتِ وَيُؤْمِنْ بِاللَّهِ..

fa-man yakfur bi-t-tâghûti wa yu’min bi-llâhi

Alors, celui qui renie le tâghût et croit en Dieu..

Certains considèrent que le Verset du Trône (Ayat al-Kursî) concerne uniquement le verset 255 de la sourate al-Baqara. D’autres considèrent qu’il s’agit des trois versets (de 255 à 257). D’autres affirment qu’il s’agit des trois versets quand cela est clairement indiqué. L’imam al-Khâmine’î(qDp) a considéré les trois versets dans son commentaire qu’il a fait durant la nuit de vendredi du 31/1/1974, que nous avons commencé à traduire et à publier dans la revue. Avant de continuer ce commentaire, nous allons procéder à un défrichage de ces deux versets, en nous aidant d’« at-Tahqîq fî kalimât al-Qurân » de sh. H. al-Mustafawî et des interprétations de ces deux autres versets de s. TabâTabâ’i (« Tafsîr al-Mîzân »), d’Ibn ‘Arabî (« Tafsîr al-Qurân al-karîm ») et de Mullâ Sadrâ (« Asrâr al-Âyât »). Et en premier lieu, à celui du verset 256.

{لَا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ} (Point de contrainte dans la Religion)

 

Ÿ(ikrâh) (إِكْرَاه) : nom d’action de la 4e f. dérivée (le regard étant porté sur l’origine) de (karaha) dont l’idée fondamentale unique en la matière est ce qui est à l’opposé de la volonté (qui est une demande avec choix et sélection), sous les effets des limites et des contraintes. Et chaque fois que les limites et les contraintes diminuent, la volonté et le choix se renforcent. Il s’agit donc d’un ordre relatif, qui a des degrés, selon l’ampleur de la volonté et du choix, la limitation pouvant se situer au niveau des croyances, des états d’âme, des actes, des limites de la nature : le fait de forcer qqun à faire une chose, de le contraindre à.

 

Ÿ(ad-dîn) (الدِّينِ) : nom verbal de (dâna) dont l’idée fondamentale unique en la matière est la soumission et l’assujettissement (le fait de se plier) à un programme ou à des décisions déterminées (sans considération de la substance) : ce qui arrive et est atteint, d’une origine extérieure, la soumission-même et le fait-même de se plier à des contraintes restrictives, sans rapport à soi, la Religion (de Dieu).

 

Quand la religion est une série de connaissances scientifiques suivie par des actes qui les rassemblent, elle constitue des croyances. Et les croyances, la foi sont de l’ordre du cœur où la contrainte (ou coercition) ne gouverne pas. La contrainte peut intervenir au niveau des actes, des actions, des mouvements corporels matériels, alors que la croyance au niveau du cœur a d’autres causes relevant du cœur, de la connaissance.

En effet, la Religion (en vérité) est la bonne direction puisée de la lumière au niveau du cœur, inhérente à la fitra humaine, corollaire de la foi certaine. L’Islam, qui est l’apparition, la forme de la Religion, est construit sur elle. Il est un ordre où n’entre pas la contrainte et qui indique que le fond (et la réalité) de la Religion est la foi.

Ce verset constitue l’un de ces versets qui indiquent que l’Islam ne se construit pas par l’épée et le sang, ne se répand pas par la contrainte et la violence. Et le « Jihâd » [ici dans le sens de la lutte armée en tant que déploiement d’efforts sur le plan militaire] dans l’Islam n’est pas dans le but de répandre l’Islam par la force et la violence mais en vue de vivifier la vérité et de défendre les âmes disposant de la fitra (la nature fondamentale de l’être humain, qu’elles ont préservée) qui est l’Unicité.

 

 

{قَدْ تَبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ} (la rectitude est apparue clairement, se distinguant du fourvoiement)

 

Ÿ(tabayyana) + (mina) : à la 5e f. dérivée (indiquant le plein gré) de (bayana) dont le sens véritable est la mise à nu et la clarté, l’évidence après la confusion et le global, par l’intermédiaire de la différenciation et de la séparation (dans les détails) : rendre clair, voir bien clair.

 

Ÿ(ar-rushd) : nom d’action de (rashada) dont l’idée fondamentale unique en la matière est la guidance vers le bien et la réforme, le contraire d’(al-ghayyle fait de se laisser aller vers la corruption, le désordre) : le fait de suivre le bon chemin, de s’engager vers le bien et le juste, d’être guidé vers le bien et la réforme.

 

Ÿ(al-ghayy) : nom d’action de (ghayya) dont l’idée fondamentale unique en la matière est à l’opposé d’(ar-rushd  la guidance vers le bien et la réforme) : le fait de conduire vers le mal et la corruption, de se laisser aller vers la corruption, le désordre, de dévoyer, l’égarement étant des effets de cette mauvaise guidance.

 

La rectitude est apparue clairement, se distinguant du fourvoiement par des preuves claires pour celui qui a la clairvoyance et la raison.

 

{فَمَنْ يَكْفُرْ بِالطَّاغُوتِ وَيُؤْمِنْ بِاللَّهِ..}  (aussi celui qui renie ‘at-tâghût et croit en Dieu..)

 

Ÿ(yakfur) (يَكْفُرْ)  + (bi) (بِ) de (kafara) (كَفَرَ) dont l’idée fondamentale unique en la matière est le fait de rejeter, de ne pas faire attention à, de ne pas prendre soin de qqch. De ses effets : désavouer, effacer, recouvrir. Et de ses corroborations : le rejet et l’absence de considération des bienfaits, envers Dieu, la terre. Ce sens a plusieurs niveaux (de l’incroyance à l’ingratitude (ou à l’abandon par rapport à la terre)). En ce qui concerne Dieu, il indique différents niveaux et degrés de négliger ou de nier Dieu (qu’Il soit Glorifié), au niveau de Son Existence, de Ses Messagers, de la Résurrection, de Ses Attributs, de Sa Religion, de Son Organisation de l’univers.

 

Ÿ(at-tâghût) (الطَّاغُوت) nom dérivé sous une f. exagérée de (taghâ) dont l’idée fondamentale unique en la matière est l’élévation et le dépassement de la limite connue, matériellement et moralement (du fait de se croire assez riche ou fort au point de se passer des autres) : appellation donnée à tout djinn ou être humain qui transgresse beaucoup les droits des autres et en premier lieu Celui de Dieu (qu’Il soit Glorifié), qui viole en permanence la vérité, arrogant, suffisant, orgueilleux, la corroboration la plus complète étant le shaytân maudit.

 

Ÿ(yu’min) (يُؤْمِنْ) + (bi) (بِ) :  à la 4e f. dérivée (le regard étant porté sur l’origine) du verbe (âmana) dont l’idée fondamentale unique en la matière est la tranquillité, la sûreté et l’élimination de la peur, de la solitude et de l’instabilité, que ce mot qualifie un lieu sûr ou des personnes assurées : rendre soi-même ou les autres en sécurité et en quiétude + (bi) le fait d’atteindre la quiétude et la tranquillité en/par qqch, croire en ce à quoi est rattaché ce verbe par la particule (bi) ce complément (l’objet de la croyance) pouvant ne pas être cité s’il est connu.

 

Tout ce qui est pris comme objet d’adoration/d’assujettissement, comme les idoles, les fausses divinités, sorciers, devins, magiciens, dirigeants, lois, etc., toute personne ou toute chose qui cause l’égarement et l’asservissement de l’être humain,  peuvent être considérés comme le(s) « tâghût(s) ».

 

www.lumieres-spirituelles.net     No124 – Rabî‘ I & II 1445 – Sept.Octobre.Nov. 2023


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