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2024-01-09 | Readers 361 | Share with your Twitter followers Share on Facebook | PDF

Où en est l’Occident après l’échec de ses idéologies ?


Où en est l’Occident

après l’échec de ses idéologies ?

Voici des extraits d’une ou deux réflexions tirées du livre de Jean-Philippe Trottier (essayiste, diplômé de la Sorbonne en philosophie, et journaliste) Les illusions dangereuses, paru aux éditions Artège en février 2023 accompagné de beaucoup de louanges de certains intellectuels. Ils soulèvent des points intéressants et jettent en même temps une lumière sur la situation actuelle de l’Occident sur les plans intellectuel, idéologique et spirituel, après l’échec de ses idéologies matérialistes (libérale, marxiste, socialiste..).

L’auteur part d’une remarque fort intéressante :

« Un constat déterminant s’impose d’entrée de jeu : l’homme ne peut vivre sans Dieu. Quelles que soient les avancées des derniers siècles, il lui faut impérativement un Tout-Autre qui le fonde et le situe. Car cet homme, de par son humanité, est un être incomplet. Or, l’incomplétude le met en relation. La question fondamentale n’est plus alors la foi relationnelle ou l’athéisme atomisant, mais la croyance en un vrai Dieu ou en un faux Dieu. Autrement dit, l’homme adore un Dieu vivant ou une idole. »

 

 

lL’auteur va d’abord aller à la recherche, dans les méandres de la réflexion occidentale dite rationnelle, « l’erreur « métaphysique » » qu’aurait commise la civilisation occidentale lors de son passage du monde traditionnel à la modernité : « L'erreur métaphysique de la modernité est d'avoir voulu aplatir l'épaisseur ontologique du monde. Le monde traditionnel avait plusieurs étages, plusieurs niveaux, baignés de divin, de sacralité, de mystère et de symboles. La modernité, elle, a prétendu ramener au plan strictement terrestre l'ensemble de ces réalités. Tous les éléments et phénomènes qui étaient autrefois considérés comme des mystères à contempler, sont devenus des énigmes à résoudre. L'éternité est devenue perpétuité. C'est le triomphe de la rationalité. »  (…)

« Malgré ces libérations, cette mise à plat, nous sommes des êtres de nostalgie, nous portons en nous cette inextinguible soif de Dieu, si discrète soit-elle. L'homme moderne continue donc à rechercher le divin, mais dans un monde ontologiquement appauvri, plat, sans transcendance. Il se saisit alors des symboles déjà existants, mais sous une forme dégradée, plus pauvre. » (…) « L'homme a continué à rechercher des réalités transcendantes, car c'est dans sa nature propre, mais en les rabaissant au plan de l'immanence. Cette réintroduction à un niveau inférieur explique la tentation idolâtre des idéologies modernes. Cherchant le paradis non plus au ciel mais sur terre, elles ont fait de celle-ci un enfer. »

Aussi, selon lui, ces idéologies nouvelles ont-elles asservi davantage l’homme. (D’où le sous-titre de la couverture de son livre.) « L’homme actuel est orphelin de Dieu, en état de carence métaphysique. »

 

lAprès de tels constats, on pouvait s’attendre à ce que l’auteur, se présentant comme étant un chrétien catholique, aille s’interroger sur ses propres croyances, sur la véracité de ces textes qui les ont fondées – celle d’un Dieu qui s’est fait homme et d’un Prophète (c.-à-d. un homme) qui a été déifié – ? Malheureusement, il n’y fait aucune allusion.

Ou à ce qu’il aille voir les arguments mis en avant par la religion monothéiste venue après le Prophète ‘Issâ(p) et annoncée par lui. Malheureusement non plus !

 

lCurieusement, l’auteur va se tourner notamment vers le paganisme [?!] tout en reconnaissant au christianisme « un coefficient de transcendance bien plus élevé que le paganisme ». Il fait appel au paganisme comme « pâte » dont aurait besoin le christianisme : « Ne l'oublions pas, le christianisme est un ferment qui a besoin d'une pâte, et cette pâte est païenne.[?] »  « Ainsi, le paganisme permettrait à cette religion de s'incarner et de modérer certains de ses excès de pureté.(1) » [?] (…) « L'esprit moderne, du fait de l'aplatissement et de l'égalisation du monde, a perdu ces hiérarchies dynamiques des réalités [du monde matériel et celui transcendantal] ». Et le paganisme les lui accorderait ??!!(2)

On ne peut que s’interroger sur l’origine d’un tel égarement, d’une telle ignorance, d’une telle méconnaissance (de Dieu, du monde immatériel, de l’être humain) et surtout sur le devenir d’une telle civilisation qui se prétend, de surcroît  être le phare du monde !

(1)L’« excès de pureté » du christianisme [sans doute du point de vue de ses valeurs, de sa morale, de son sens du sacrifice.. dont l’Occident s’est dépouillé] et son « coefficient de transcendance » trop élevé seraient la cause de l’ « erreur » commise par la société occidentale. Le paganisme donnerait « expérience et humanité » [?].

(2)Ainsi ce retour au paganisme n’est pas dans le but de retrouver les traces de la nature fondamentale de l’être humain (la fitra) selon laquelle Dieu(qu’Il soit Glorifié) a créé l’être humain, mais de justifier la matérialisation de la Divinité faite par les hommes en lui donnant un semblant de transcendance !

www.lumieres-spirituelles.net     No126 – Rajab-Sha‘bân 1445 – Janv.Février.Mars 2024


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