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Saint Jean Eudes (2) (14/11/1601-19/8/1680)
Saint Jean Eudes (2)
(14/11/1601-19/8/1680)
Qui sont ces 3 saints nommés par le nouveau pape Léon XIV dans sa lettre(1) adressée aux évêques de France, sur lesquels il leur recommande de s’appuyer en vue de susciter un « nouvel élan missionnaire » en France ? Nous sommes en train de voir le premier d’entre eux, St Jean Eudes (1601-1680), un prêtre de Normandie de l’époque de la tolérance relative après la guerre qui a eu lieu entre les Catholiques et les Protestants (1562-1598, date de l’Edit de Nantes). Après un aperçu de sa vie, voici une ébauche de ses convictions, de la spiritualité qu’il prôna.
2-Ses convictions – Sa spiritualité
Jean Eudes est connu dans les milieux catholiques comme étant le créateur du culte des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie. Et par « Cœurs » il faut comprendre, non pas l’organe vital ou le siège des sentiments, mais une intériorité spirituelle et morale, porteuse de l’énergie de la volonté. Ainsi, il prônait une sorte de spiritualité invitant à la contemplation de la miséricorde de Jésus, de sa compassion et de son amour pour le genre humain(2) et ainsi, à la transformation intérieure par cet amour.
Accompagnée d’une intense activité apostolique, il réussit à faire passer cette vénération des Cœurs de Jésus et de Marie, du niveau de l’intimité à celui public, officiel, institué par l’Eglise. En 1648, au cours d’une mission à Autun, il fit célébrer, pour la première fois, la messe et l’office du Cœur de Marie, puis à partir de 1672, ceux du Cœur de Jésus, en vénération de leurs Cœurs, symbole d’amour, de pureté, et du salut de l’humanité par son ‘sacrifice’. Il s’agissait de se conformer au Christ, de ne vivre qu’en Dieu, avec Jésus et Marie, à la source de l’amour, d’une façon individuelle (intérieure) et collective.
Il fonda la « Congrégationde Jésus et Marie » (25/3/1643) pour la formation des prêtres, créa des confréries ouvertes à tous (même aux laïques) et créa l’« Ordre de Notre-Dame de Charité » (en 1641-1651) pour réhabiliter les « filles repenties ». Il écrivit tôt des ouvrages (tels « Jésus, Maria : Exercice de piété » (fin 1635), « La vie et le royaume de Jésus dans les âmes chrétiennes» (en 1937) et d’autres par la suite, approfondissant ses pensées et répondant à ses détracteurs. Ses ouvrages rencontrèrent une grande popularité, grâce à leur limpidité, leur simplicité. Il composa aussi des offices liturgiques et parcourait les campagnes en prêchant des « missions » que l’on pourrait résumer ainsi : « agir en Jésus, pour Jésus ».
En fait, Jean Eudes était plus un missionnaire, un propagateur de la Parole de Dieu (selon ses convictions) qu’un métaphysicien. Il privilégia les praticiens chevronnés aux docteurs de la Sorbonne (à qui il reprochait de rester en Sorbonne au lieu d’aller annoncer l’Evangile).
Adepte de l’école de son maitre Pierre de Bérulle (1575-1629) (qui fut appelée, au début du XXe siècle, « Ecole française de spiritualité(3) »), il en devint un acteur majeur. Il y développa les caractéristiques fondamentales de la mystique bérullienne, dans une perspective pastorale, en se concentrant sur ce qui lui paraissait essentiel : l’engagement baptismal(4), l’humilité devant Dieu, l’union spirituelle aux intentions telles attribuées (par les Catholiques) à Jésus, la piété mariale, le sacerdoce. Sa particularité est de ne pas avoir limité cette dévotion à un exercice de piété purement personnel (c. à d. n’engageant que la personne en son for intérieur) mais d’en avoir fait un acte d’obéissance et d’engagement à un niveau collectif, en une célébration collective.
Sans doute, cherchait-il à ranimer l’esprit qui devait régner au temps de Jésus, entre ses disciples, empreint d’amour et de foi, ne formant qu’un seul cœur, et à enraciner dans le peuple ce que son maître Pierre de Bérulle avait élaboré comme principes de l’Amour de Dieu, pour Dieu. Et cela, à l’opposé du Jansénisme(5) qui semblait alors installer une vision plutôt pessimiste de la nature humaine, en affirmant que, depuis le péché originel, la volonté de l’homme, sans le Secours divin, n’est capable que du mal.
Il fut canonisé le 31 mai 1925 par le pape Pie XI (après avoir été béatifié par le pape Pie X en 1909) du fait de « prodiges » (des guérisons « miraculeuses » qui se produisirent auprès de sa tombe ou suite à des « neuvaines » qui lui étaient adressées), prodiges que l’Eglise catholique a reconnus.
(1)Le nouveau pape Léon IV adressa, le samedi 31 mai 2025, une lettre aux évêques de France, dans laquelle il leur demanda de s’appuyer sur trois grands saints français : saint Jean Eudes, saint Jean-Marie Vianney et sainte Thérèse de l’enfant Jésus – dont le centenaire de leur canonisation est célébré en ce jour 31 mai 2025 – en vue de susciter « un nouvel élan missionnaire » en France (face à la désertification des Eglises) et de donner un objet à la quête spirituelle encore présente chez la majorité des Français mais sans savoir à qui la destiner.
(2)[que l’on pourrait aussi bien attribuer au Prophète ‘Issâ(p) qu’à Dieu (qu’Il soit Glorifié) infiniment Bon. De même, le Cœur de Jésus peut aussi être interprété comme le symbole ou une des Manifestations divines de l’Amour de Dieu pour le genre humain.]
(3)« L’Ecole française de spiritualité », issue de la Contre-réforme au XVIIe siècle, met l’accent sur le mystère de l’incarnation (« le Verbe de Dieu s’étant fait chair ») et sur l’importance de Jésus Christ dans la charité agissante, ce qui a eu pour conséquence d’insister sur la sainteté du prêtre en tant que missionnaire des âmes.
(4)« baptismal », qui a rapport au baptême, c. à d. pratique d’être immergé en signe de purification des péchés et de la naissance en une nouvelle vie en Jésus, signe de la réception de la Grâce divine.
(5)le Jansénisme, doctrine théologique apparue aux XVIIe-XVIIIe s., s’en tenant strictement à la doctrine de St Augustin de la nécessité de la ‘Grâce’ (divine) pour faire le bien et obtenir le salut.
www.lumieres-spirituelles.net No140 – Dhû al-Qa‘deh & Dhû al-Hijjah 1447 – Avril-Mai-Juin 2026
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- Yang Xiong (-53avtJC – 18apJC)
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- Teilhard de Chardin (1881-1955)
- John Nelson Darby (1800-1882)
- Abhinavagupta (fin Xe - déb. XIe s)
- Dja Tchekhawa Yéshé Dordjé (1101-1175)
- Dominique de Guzman (1170-1221)
- Mâ Ananda Moyî (1896-1982)
- 1-Histoire du Bouddhisme en Birmanie
- 2-Le Bouddhisme Theravada
- 3-La pratique du bouddhisme en Birmanie à l’heure actuelle
- 4-L’apparition d’un mouvement extrémiste bouddhiste en Birmanie
- Raoni Metuktire ( 1930-)
- Moïse Maïmonide (1135 ou 38-1204)
1434 (2012-2013)
- Tsongkhapa (1357 – 1419)
- Pierre de Bérulle (1575-1629)
- Eihei Dôgen (1200 – 1253)
- Khandro Rinpoché (1967 – ….)
- Gampopa et Dusoum Khyenpa
- Hildegarde de Bingen (1098-1179)
- Thubten Ngodup (1957-2…)
- Mencius (~ -380 – -289 avJC)
- Gurû Nânak Dev (1469-1539)
- Antoine (251-356)
- Cordovero Moïse (1522-1570)
- Jiddu Krishnamurti (1895-1986)
1433 (2011-2012)
- François d’Assise (1182-1226)
- Marpa et son disciple Milarepa (-1012 – 1097) et (-1052 – 1135)
- William Miller (1782-1849)
- Max Beauvoir « prêtre vaudou » haïtien
- Le rabbin Simon Bar Yohaï (IIe siècle apJC)
- Rulman Merswin et Les « Amis de Dieu » (1307-1382)
- Bodhidharma (440 – 536)
- Khön Köntchok Gyalpo (1034 – 1102)
- Shankara (788-820)
- Thérèse d’Avila (1515-1582)
- Zhâng Jué (140-184)
- Benoît Boulet « prêtre-guérisseur » Kanak
1432 (2010-2011)
- Rabbin Israël ben Eliezer (25/8/1698-22/5/1760)
- Le Pardon des Sept Saints Dormants d’Éphèse
- Augustin d’Hippone (354-430)
- John Wesley (1703-1791)
- Padmasambhava (VIIIe siècle)
- Yajnavalkya (-630 – -585)
- Tchouang-tseu ou Zhuangzi (-IVe siècle)
- Joachim de Flore (1130-1202)
- Qui étaient ces « incroyants avant eux » dont ils imitaient les paroles ?
- Mahavira (-599 – -527)
- Shâkyamuni (-1061 – -949) ou (-566 – -486)
- Guillermo Arévalo Valera le « Chaman Shipibo »
1431 (2009-2010)
- Zhang Daoling (34-156)
- Thich Nhat Hanh (1926- )
- Jacob Boehme (~1575 - ~1624)
- Hehaka Sapa (Elan Noir) (1863-1950)
- Les Védas
- Siddhârtha Gautama - Bouddha (-624/-544)
- St Thomas d’Aquin (1225-1274)
- Confucius (-551/-479)
- Ignace de Loyola (1491-1556)
- Lao Tseu ou Laozi
- Charles de Foucault (1858-1916)
- Kûkai Kôbô-Daïshi (774-835apJC)





